Arnaques sur internet

Pas un jour ne passe sans que notre boîte aux lettres électronique ne soit envahie de messages publicitaires, de courriels non sollicités (spams) et parfois aussi de tentatives d'arnaques en tout genre.

Si la plus répandue de ces tentatives d'escroquerie est communément appelée « arnaque à la nigériane », il en existe malheureusement beaucoup d'autres, la plupart étant aujourd'hui destinées à récupérer une information qui vaut de l'or pour de nombreux réseaux d'escrocs organisés : les informations inscrites sur votre carte bancaire ! Face à ces nombreuses sollicitations, il convient de rester attentif et vigilant, mais aussi de respecter certaines règles de bon sens.

Pour illustrer ces propos, je vous propose de détailler un message électronique reçu (cliquez sur le lien pour voir l'image d'illustration). Ce message était censé être expédié par EDF, en régularisation d'un défaut de paiement. En observant attentivement « l'entête » du message, on peut remarquer malgré tout que, même si le nom en clair de l'expéditeur est « Espace Client », l'adresse électronique qui apparaît à droite de ce nom (entre les crochets) n'a rien à voir avec le nom de domaine d'EDF. On pourrait s'attendre en effet à voir une adresse du style  « tartempion@edf.fr » et là, ce n'est pas le cas : ceux qui connaissent un peu internet peuvent même déduire qu'il s'agit d'une adresse électronique polonaise (le suffixe.pl est réservé à ce pays).

Par curiosité (je n'ai jamais eu de soucis de prélèvement automatique avec EDF), et pour examiner jusqu'où pouvait aller l'imagination de ces escrocs, j'ai cliqué sur le lien contenu dans ce message et suis arrivé sur un site dont l'adresse, qui apparaissait dans la barre d'adresse de mon navigateur, était :  « http://www.evodata.pl///images/stories/htaccess.php ». Il était évident que je ne me trouvais pas sur le site d'EDF, vu que j'étais sur un site dont l'adresse est polonaise, même si le graphisme et les logos étaient identiques à ceux du fournisseur français d'électricité. Il convient donc d'être très attentif aux informations qui apparaissent dans la barre d'adresse de votre navigateur : même s'il est très facile de récupérer les images et logos d'un site officiel puis de fabriquer une fausse page internet très bien imitée, son adresse, en revanche, ne peut pas être « maquillée » et révèle son origine. En cas de doute, il faut donc toujours être attentif à l'adresse du site qui s'affiche dans votre navigateur.

Vous pouvez désormais vous renseigner sur les escroqueries ou signaler un site internet ou un courriel d'escroqueries, un vol de coordonnées bancaires ou une tentative d'hameçonnage en téléphonant à la plate-forme « info Escroqueries » au 0 805 805 817 (numéro vert - appel gratuit). Composée de policiers et de gendarmes, cette plate-forme est chargée d'informer, de conseiller et d'orienter les personnes victimes d'une escroquerie. Le service est ouvert de 9h00 à 18H30 du lundi au vendredi et est hébergé par la sous-direction de lutte contre la cybercriminalité (SDLC) de la police judiciaire, créée le 29 avril 2014 pour répondre de manière cohérente et structurée au phénomène de la cybercriminalité.

Pour signaler les contenus et les comportements illicites rencontrés sur internet, vous pouvez utiliser le site de signalement PHAROS (Plate-forme d'Harmonisation, d'Analyse, de Recoupement et d'Orientation des Signalements).

Pour signaler un spam sms ou un spam vocal, vous pouvez aussi composer le 33700 ou consulter ce site internet.

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